Maternaddict, quand le désir d’enfant ne se tarit pas.

A la question « Combien d’enfants aimerais-tu avoir? », je suis toujours incapable de répondre.
Ceci dit quand tu as quatre enfants, il est bien rare que tu l’entendes. Les gens ont décidé pour toi que tu avais largement atteint le quota. Ils le pensaient déjà un peu à l’annonce du troisième. Mais ils s’adaptent! Et posent du coup ce genre de question « C’est bon? Vous vous arrêtez là quand même! » Et je reste toujours autant incapable de cacher ma surprise face à cette question qui en fait n’en est pas vraiment une.

D’une, parce que, désolée mais je pense que ça ne regarde que mon mari, mon utérus et moi-même.
Et de deux, si dans la « question » il n’y avait pas déjà la réponse – sous entendue que l’on souhaite entendre de ma part – j’aurai éventuellement songer à débattre.

Et si en fait nous voulions vraiment un 5e? Si en fait les quotas n’étaient pas rempli pour nous? Nous serions alors des bêtes étranges? Des personnes inconscientes et égoïstes?

Et pire!!! Si je n’étais pas capable de répondre à la question « Combien d’enfants aimerais-tu avoir? » tout simplement parce qu’au fond de moi je serais tentée de dire « je pourrais avoir des enfants toute ma vie ». Parce qu’en vrai ça me fait flipper de ne pas avoir quelque chose d’arrêté en tête. J’envie les personnes qui, arrivées à 1/2/3/4 etc enfants, savent qu’elles sont comblées ainsi et qu’elles n’ont pas besoin de ce petit dernier.
J’ai la sensation que j’aurai toujours besoin de ce petit dernier. J’aime tellement voir ma maison remplie de leur rire, riche de leurs experiences, des fois mal menée aussi hein 😉
Je sais bien que je vais devoir me résigner, à 28 ans, maman de 4 enfants, je ne me vois pas en avoir d’autres après 35/40 ans. Alors comment vais-je pouvoir gérer ce sentiment? Comment est ce que je vais réussir à ne plus être aigrie en croisant une femme enceinte? Ca disparait tout seul? Ou alors je vais devoir faire un deuil?

Nous parvenons toujours à nous raisonner au final, il suffit peut être de regarder le coût de la vie, la difficulté de loger une famille nombreuse etc…. nous trouvons peut être nos limites ainsi.

Mais moi je me questionne encore. Où sont nos limites? Nos enfants sont heureux, nous avons notre maison, de quoi les protéger et leur permettre de prendre leur envol.
Alors à partir de là, je crois que je ne pourrais jamais me raisonner quant au nombre d’enfant que j’aimerai.

Nous en voulions au moins 4, et je ne sais pas de quoi demain est fait. Voilà peut-être ce que je répondrai tout haut.
Et tout bas, pour ne pas les heurter, j’ajouterai que je suis maternaddict, et que non, je ne me soignerai pas 😉

La grossesse est pour moi le plus beau moment qu’une femme puisse vivre. La maternité transforme cette femme à tout jamais.

A mes enfants

Maternaddict

5 Comments
  • fania
    octobre 7, 2015

    Comme je te comprends….

  • yaya
    octobre 7, 2015

    Ma belle
    Je pensais aussi ne jamais pouvoir m’arrêter tant j aimais la maternité etc….. Et pourtant bcp de copines maman de grande fraterie me disait tu verra quans tu te sentira complète tu n aura plus ce désire, tu be regardera plus les ventres rond avec envie mais juste avec amour
    Et je t assure ce sentiment je l ai ressenti pdt et après la naissance de mon 4eme je me sens complète, combler
    Si min mari n avait pas fortement insisté pour s. Il ne serai pas en route
    Et je vis très bien cette deuxième dernière grossesses, il me tarde même de passer à autre chose avec mes 5amours
    Enfin tout ça pour te dire que tu le sentira le moment venu

  • Mlina
    octobre 7, 2015

    Il est émouvant ton article et tellement vrai. Je te souhaite le bonheur que tu souhaites…

  • misscellie
    octobre 9, 2015

    je viens de lire ton article et j’avoue que je suis dans la même situation 4 grumeaux
    une envie de 5ième impétueuse qui me déprime plus que largement puisque l’homme n’est pas chaud, j’ai toujours cette sensation de vide de manque de non accompli et pourtant comme tu le cite on me compare a une poule pondeuse.
    mes grossesses n’ont jamais été une partie de rigolade, hématome, map, préma et j’en passe , j’ai toujours rêvé d’une grossesse normale ou on peu fureter dans les magasins pour le ptit poussin et pas le faire en ligne depuis son canapé ou son lit d’hôpital
    alors est ce celà qui crée le manque ou simplement le manque d’un ptit dernier je ne sais pas trop mais je comprend ton sentiment
    une maman de 30 ans et 4 grumeaux

  • Aurore
    mai 21, 2016

    Bonjour et merci pour cet article. C’est trop ça ! 1ère grossesse, nous avons accueilli une petite fille pour construire notre famille. Dès la maternité, on avait le droit au « le prochain c’est le petit mec ».. Loupé : 2ème grossesse, 2ème princesse ! lol. Le truc, c’est qu’ils m’avaient tous mis la pression avec leur garçon, que lorsque que j’ai appris que je portais une fille, j’ai pleuré pendant plus de 24h.. Le cauchemar d’une maman.. Quand j’ai annoncé ma 3ème grossesse, il y avait les « 3, waouh tu es courageuse » où on entendait clairement le « t’es cinglée? » ou les « ce coup-ci, c’est sûr, c’est un p’tit mec! ». Je n’ai pas voulu connaître le sexe de mon bébé pendant la grossesse. Je ne voulais pas faire subir à ce petit être qui grandissait en moi mes pleurs, s’il s’agissait d’une petite fille. Et pourtant, je l’espérais secrètement. Et je me disais que, lorsqu’ils me poseraient mon bébé sur moi, pour la toute première fois, mon coeur de maman ne se soucierait pas du sexe, que je serai heureuse, quoi qu’il en soit… :) 3ème petite fille ! So happy !
    J’ai toujours rêvé d’une famille nombreuse, je ne suis pas encore complète… Le serai-je un jour? Je n’en sais rien… Dès que le sujet bébé arrive lors d’un repas, généralement, ils n’y vont plus par 4 chemins.. Ils emploient des mots que je trouve très durs.. « non mais toi, c’est bon, c’est fini. tu en as 3 déjà, passe ton tour.. », « Non !?!? T’en veux pas d’autre quand même? », « Ah non Aurore, c’st fini ! Si tu nous parle encore de bébé, je t’emmène moi-même chez le véto te faire stériliser ! T’es pas une poule pondeuse mince! »
    Mais… J’aime sentir ce petit être en moi, j’aime le porter le cajoler encore et encore, sentir son odeur de bébé, lui apprendre plein de choses, fondre devant ses 1ères fois. Même l’accouchement, c’est dur, pas glamour pour deux sous mais, qu’est ce que j’aime ça ! Et les voir grandir, s’épanouir, devenir de plus en plus indépendants et autonomes… Bref, la maternité, ma fierté !

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